Zinguerie et gouttières à Bourbourg : eaux pluviales, chéneaux encaissés, devis
La zinguerie de Bourbourg ne s’arrête pas à la gouttière : le PLUi-HD de l’agglomération encadre aussi l’eau de la descente, et les chéneaux encaissés se contrôlent par le haut. Un devis de remplacement laisse parfois de côté la dépose, la planche de rive et l’échafaudage.
Près d’une résidence principale sur quatre date de 1946 à 1970
Selon l’Insee, 24,4 % des résidences principales de Bourbourg, soit 732, ont été achevées de 1946 à 1970 : 639 maisons et 93 appartements. Pour la zinguerie à Bourbourg, cet âge compte : ces logements ont plus de cinquante ans, et l’Insee ne dit pas si leurs gouttières ont été remplacées depuis. Selon les guides de prix, une gouttière en zinc posée tient de 30 à 50 ans, une gouttière en PVC de 15 à 25 ans : des repères de guides commerciaux, pas des durées assurées. Sur les maisons de Bourbourg de cette période, quand les gouttières n’ont jamais été refaites, un contrôle se justifie.
Zinguerie à Bourbourg : l’eau de la descente, la cuve de 3 m³ et l’infiltration
Dans l’agglomération, l’évacuation des eaux pluviales est encadrée par le PLUi-HD, plan local d’urbanisme intercommunal de la communauté urbaine : toute construction doit supprimer ou réduire ses rejets d’eau de pluie vers le réseau public. Ce règlement privilégie la conservation de l’eau sur la parcelle, par infiltration. Pour toute construction nouvelle ou toute rénovation, il rend obligatoire une cuve de récupération de 3 m³, si la configuration de l’immeuble le permet, annexée à la demande d’autorisation d’urbanisme : un remplacement de gouttières à l’identique, avec les mêmes matériaux, n’a aucune demande de ce type à déposer. Les eaux usées et les eaux pluviales doivent aussi être séparées sur toute nouvelle construction.
À Bourbourg, la ville décrit un sol de type poldériel, dans l’ancien delta de l’Aa, où des watergangs évacuent le surplus d’eau. Un récupérateur d’eau de pluie relié au réseau intérieur de la maison se déclare en mairie. Le règlement s’applique aux 17 communes de la communauté urbaine, pas seulement à Bourbourg.
Chéneaux encaissés : un contrôle par le haut, trop-plein compris
Un chéneau encaissé, caché derrière un mur de façade ou logé entre deux toitures, ne se contrôle bien que par le haut, avec un équipement adapté : confiez ce contrôle à un couvreur-zingueur, sans monter vous-même sur le toit. Obstrué, il déborde, et l’eau qui passe par les rives peut gagner l’intérieur du bâtiment. La ville a elle-même fait refaire une partie des chéneaux de l’école Billaut : son rapport d’orientation budgétaire 2024 les cite parmi les investissements engagés fin 2023, sans dire pourquoi.
Pour un chéneau supporté en zinc, la FFB cite une épaisseur minimale de 0,65 mm, et le DTU 40.5 impose un trop-plein. Si l’eau est déjà entrée, la recherche de fuite à Bourbourg remonte jusqu’à l’entrée d’eau, avant toute réparation.
Ce qu’un devis de remplacement laisse parfois de côté
Trois postes manquent souvent à un devis de remplacement :
- la dépose et l’évacuation de l’ancienne gouttière ;
- la reprise d’une planche de rive abîmée ;
- le montage et le démontage de l’échafaudage.
Les guides de prix les chiffrent à part. L’échafaudage ne se paie qu’une fois quand la couverture et la zinguerie sont traitées ensemble.
Depuis l’arrêté du 24 janvier 2017, un devis détaillé est obligatoire avant tout dépannage, réparation ou entretien, quel que soit le montant : il permet de vérifier que chaque poste y figure. À Dunkerque, le zinc posé se chiffre au mètre, noues et solins compris.
Prix constatés en France pour un remplacement de gouttières
| Poste | Ordre de grandeur relevé |
|---|---|
| Dépose et évacuation de l’ancienne gouttière | 5 à 15 € le mètre linéaire |
| Habillage de planche de rive en zinc, posé | 25 à 70 € le mètre linéaire |
| Descente en PVC, posée | 10 à 30 € le mètre linéaire |
| Montage et démontage d’un échafaudage de façade | 20 à 50 € le m² de façade, ou 600 à 1 500 € pour une maison |
Ordres de grandeur tirés de guides de prix nationaux lus en 2026, pour la France entière, avec des prix tantôt hors taxes, tantôt toutes taxes comprises. Le métrage, la hauteur et l’état de la façade changent le total : un devis détaillé, établi sur place, fait foi.
Questions et réponses
Une cuve de récupération est-elle obligatoire en rénovant sa toiture dans l’agglomération dunkerquoise ?
Pas pour une rénovation à l’identique : refaire gouttières ou toiture avec les mêmes matériaux, la même teinte et la même pente ne demande aucune autorisation d’urbanisme. La cuve de 3 m³ du PLUi-HD vise les constructions nouvelles et les rénovations soumises à une demande d’autorisation, si la configuration le permet. Pour changer de matériau ou de teinte, le service urbanisme de la mairie précise ce qui s’applique.
Faut-il déclarer un récupérateur d’eau de pluie branché sur la descente ?
Oui, quand il est relié au réseau intérieur de la maison : la déclaration se fait en mairie, avec l’adresse du logement et une estimation des volumes d’eau de pluie utilisés à l’intérieur. Cette eau reste réservée au lavage du linge, au lavage des sols et à l’évacuation des excréments. Sans branchement, l’usage se limite à l’extérieur : arrosage, nettoyage, lavage de véhicule.
À quoi sert le trop-plein d’un chéneau ?
Il laisse l’eau s’échapper vers l’extérieur quand l’évacuation est obstruée, en tout ou partie, pour qu’elle ne rejoigne pas l’intérieur du bâtiment par les rives ou les ressauts. Le DTU 40.5 impose un orifice de trop-plein à tout chéneau ; la précaution compte surtout pour les chéneaux encaissés, entre deux toitures ou derrière un mur de façade.
Que ne comprend pas toujours un devis de remplacement de gouttières ?
Souvent la dépose de l’ancienne installation, une planche de rive abîmée à reprendre et l’échafaudage. Les guides les chiffrent à part : 5 à 15 € le mètre pour la dépose, 25 à 70 € le mètre pour un habillage de rive en zinc, 20 à 50 € le m² de façade pour l’échafaudage. Un devis détaillé, poste par poste, permet de vérifier que chacun y figure.